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LES OLIGOELEMENTS

bdIntervenant  dans toutes les économies cellulaires et de transformations enzymatiques, phénomènes primordiaux de la vie cellulaire que ce soit en terme de gain ou de perte d’énergie(phénomènes d’oxydoréductions),la tendance  de prevoir que ces systèmes soient ou défaillants ou déficitaires  permet de comprendre que vitamines et oligoéléments puissent être apportés en supplémentation pour prévenir les grandes pathologies vasculaires,métaboliques voire cancéreuses ou autres ce que les expérimentations et certains faits cliniques  démontrent.
Très tôt est né le concept de supplémentations appelé ou compléments alimentaires ou alimédicaments qui peuvent ou soit être ajoutés d’office ou au  cas par cas selon qu’ une alimentation  soit déficitaire ou déréglée chez les populations déshéritées,pauvres ou vieillissante ou abandonnée ou à risques
La supplémentation peut se faire en l’étât :oligoéléments , vitaminiques ou compléments alimentaires ou par plantes médicinales.
Si l’intention est louable et s’incrit dans une politique globale de prévention ,il n’est pas toujours aisée d’isoler les facteurs déterminants de la génése des maladies qui souvent s’inscrivent dans une perspective multifactorielle complexe.Ainsi,Les BETA-CAROTENES
qui étaient considérés comme des agents protecteurs contre le cancer bronchique  ont donné
dans des études de grandes envergures des résultats contradictoires,ce qui ne veut pas dire que
les BETA-CAROTENES n’ont pas d’effet protecteur mais l’élément tabac certes cancérigène  doit être associé à d’autres facteurs de risques multiples que se soient conditions de vie,pollution,alcool pour ne citer que les plus apparents.C’est pourquoi ce chapitre important
justifie une revisitation nécessitant un réajustement par des études à grande échelle isolant  les pathologies,facteurs de risques et rôle exact des oligoéléments dans la pathogénie de
ces affections :Compléments alimentaires et alimédicaments ont des beaux jours devant eux.
Bien que les déficits rencontrés sont ceux de la vitamine C,E,Beta Carotène,Zinc et Sélénium une méthodologie de fixation des quantités maximales a été mise en place ,suite à la Directive européenne 2002/46/CE et par décret du 25 mars 2006 complété par l’arrété du 9 mai 2006.
Les vitamines et minéraux sont classés en trois catégories en fonction de la nécessité de recommandations strictes sur la quantité de vitamines  ou minéraux contenus dans les compléments alimentaires :

Catégorie A :pas de limite fixée sans iatrogénéité :Vitamines B1,B2 ,B5,B8,B12,Potassium,Chrome

Catégorie B :à risque faible mais avec plafond de sécurité :Vitamine B3, B6,B9,C,E,Phosphore,Magnésium,Molybdène,Sélénium

Catégorie C :avec risque potentiel en cas d’apport excessif :Vitamine A,Beta-Carotène,Calcium,Cuivre,Fer,Fluor,Iode,Manganèse,Zinc

L’heure est grave martèlent les médias, notre fourchette creuse notre tombe, ce qui compte c’est le look jeune et svelte, la déclaration de guerre est faite contre le bœuf mironton, le cassoulet, le camembert et le petit vin de pays. Face à cette tyrannie et le regard attristé de corps famélique que peut-on répondre objectivement, y a-t-il péril dans la demeure, quel est le juste ton, si il y a faute qui blâmer et que proposer en échange ?

La révolution technologique et thérapeutique médicale a occulté la préhension simple de la prévention. On a privilégié l’effort sur les résultats immédiats certes fantastiques mais au dépend d’une méthodologie lente de protection ou renforcement du terrain biologique qui fait le lit de toutes les maladies. Cette notion de terrain, bien sûr, nécessite une rigueur dans l’alimentation et l’hygiène mais aussi un langage thérapeutique fait de compléments alimentaires, d’oligoéléments, de plantes médicinales qui doivent être donnés au long cours sans craindre d’effets secondaires et agissant lentement et progressivement en modifiant le terrain.
On oublie trop souvent que la tuberculose avait considérablement régressée bien avant la survenue des antibiotiques spécifiques grâce à une politique sanitaire ayant pour pierre angulaire le sanatorium et L’hygiène. La rougeole est bénigne sous nos latitudes bien avant la venue du vaccin alors qu’en Afrique celle-ci fait toujours des ravages, indices de défauts majeurs alimentaires et de surveillance élémentaire des nourrissons. Par contre, en France le taux anormal de mortalité par cirrhose alcoolique dénonce une faille dans le système de prévention sociale.

Bien que le cancer demeure le peur du monde moderne, les mesures simples d’hygiène de vie et d’information alimentaire pourraient substantiellement diminuer le risque, risque souvent ignoré. Il en est ainsi et de l’alcool et du sélénium. L’alcool facteur de cirrhose et alcool cancérigène. Le déficit en sélénium accroît la mortalité cardio-vasculaire. Ces découvertes criantes de vérités doivent être sans cesse répétées. La prévention justifie le prix lourd de l’information et d’éducation publique.

Aborder la genèse des grandes maladies et de leur prévention par l’hygiène et les compléments alimentaires, permet de comprendre ce que peut représenter l’homme.
On peut  le comparer élémentairement à une cellule complexe ressemblant à une baudruche qui est en partie imperméable, sinon nous nous disolverions dans l’eau. La carapace extérieure, la peau protège contre les agents agressifs extérieurs physiques ou solaires mais les ultra-violets sont indispensables au cycle de la Vitamine D. La peau est un bipôle électrique positif à l’extérieur et négatif à l’intérieur. Cette membrane peut sous certaines conditions laisser passer les médicaments. A l’intérieur de cette baudruche baignent des ions et des éléments moléculaires dans un gel. L’équilibre de ces ions et de ces molécules est constamment remis en cause par les échanges cellulaires et les grandes fonctions métaboliques et énergétiques. Il existe une succession d’interactions d’éléments bipolaires et un équilibre électromagnétique par des forces dites de Van der Waals. Dns cet espace liquidien ou semi-liquide, les éléments importants constituant la matière s’organisent, Carbone, Azote, Soufre, Oxygène, Hydrogène, organisation faite d’éléments macro ou micro-moléculaires, toujours en équilibre constant. Cet équilibre se fait particulièrement par des associations électroniques avec les couches périphériques des ions de ces molécules : Cuivre, Magnésium, Zinc, etc.
Ces ions peuvent être des éléments indispensables à une réaction chimique mais aussi spatial indispensable d’une molécule. Il y a échange constant entre les couches périphériques de ces ions, avec tendance à la saturation maximale de cette couche, aboutissant donc à une stabilité, un équilibre électronique du métal ou de métalloïde. Ces ions gagneront ou perdront un électron, ce qui revient à parler d’oxydo-réduction. L’homme alors peut se résumer à un modèle de pile ayant des phénomènes d’oxydo-réduction. L’aphorisme de Lavoisier se trouve toujours vérifié « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».
Ce module crée et perd de l’énergie. L’alimentation apporte les constituants indispensables à la constitution du gel mais aussi des moyens énergétiques indispensables à la conduction des réactions chimiques et à l’élaboration des chaînes essentielles de formation des protides, glucides et lipides.
En outre, toute transformation nécessite des intermédiaires indispensables à ces fonctions, ce sont les enzymes qui eux également présentent des ions métaux ou métalloïdes nécessaires à leur fonction.
Ces notions sommaires permettent d’appréhender les maladies en terme de déficit énergétique, avec son corollaire des excédents de rentrée, de déficit es processus de sorties, des excès, déficit en ions.
Ainsi nous serons amenés à corriger les maladies par le biais alimentaire et par l’équilibre apporté en ions c'est-à-dire en oligoéléments. La régulation de tous ces phénomènes se compliquera par le problème du stress, phénomène physiologique qui intervient de façon constante chez l’homme et où intervient la notion de régulation neurologique fine des neuro-transmetteurs cellulaires.
Les statistiques officielles classent les grandes causes de mortalité :


1ère : Causes cardio-vasculaires
2ème : Les cancers
3ème : L’alcoolisme


Quelle est la genèse de ces mortalités en France ?


Il n’est nullement question d’être attentiste et rester assis à l’ombre sous un figuier avec pour toute nourriture un broc d’eau fraîche un fromage de chèvre et pour toute littérature un compendium de diététique et un tableau des calories. Il faut trouver un juste langage simple attractif et sécurisant.
Genèse des maladies cardio-vasculaires.
Un régime qui privilégie les sucres et les graisses favorise une hyperlipidémie facteur de risque d’athérosclérose. Il existe une corrélation nette entre les taux élevés de cholestérol et a survenue d’Infarctus du myocarde. Cette athérosclérose conjuguée au stress favorise la survenue d’un profil tensionnel élevé et fixé favorisant la maladie artérielle et l’angor avec sa composante majeure l’infarctus du myocarde. Le stress entraîne une stimulation qui va dans le sens de l’aggravation des facteurs de risque artériels. Le stress modifie les réponses immunitaires de l’homme donc le rend plus sensible aux agressions. IL est possible d’intervenir sur le stress et ses effets néfastes, par le régime et un traitement approprié on peut faire régresser la plaque d’athérome.
Le stress combiné aux incitations sociales (alcoolisation et tabagisme) augmentent et aggravent les facteurs de risques vasculaires.

 

Au total, sept facteurs de risque se cumulent et s’associent à l’élévation du risque d’athérosclérose : âge, sexe masculin, hérédité, élévation de la pression artérielle, l’élévation du cholestérol, le tabagisme et le diabète. Age, sexe, hérédité sont des facteurs inaccessibles. Par contre élévation de la tension artérielle et élévation du cholestérol accroissent le risque d’athérosclérose surtout au niveau des coronaires.
Il existe une relation entre la richesse et l’alimentation en graisses saturées et le cholestérol plasmatique. Il y a une relation directe entre l’abaissement du cholestérol et la réduction du risque vasculaire. Par ailleurs on a des preuves irréfutables de la régression de la plaque d’athérome par les traitements hypocholestérolémiants. Athérosclérose et tabac sont indissociables, à tabagisme agissant sur les artères en provoquant des lésions endothéliales et une répétition de décharges de catécholamines vasoconstrictrices.
Genèse des cancers.
Les cancers sont d’origine polyfactorielle mais on note des éléments nets reliant cancer et alimentation, déficit en oligo-éléments tel Silicium et Sélénium. Il existe de plus en plus d’indice concernant le rôle de certaines vitamines dans la protection vis-à-vis du cancer ceux sont spécialement : la vit. C, la vit. A, la vit. E, la vit.B12, la vit. D.
Les personnes à hauts risques de cancers doivent être informés des facteurs alimentaires intervenant dans la genèse du cancer.

  1. Cancer de la sphère ORL et Œsophage.

Cause prépondérante l’alcool et le risque s’accroît avec le tabac.

  1. Cancer de l’Estomac.

Au Japon, le riz poli, le riz glace est directement en cause. Dans les pays de la Baltique c’est le rôle des aliments fumés. Les nitrosamines interviennent dans le cancer gastrique mais aussi sur l’ensemble de tube digestif. Les nitrosamines peuvent se former à partir des nitrites de l’eau et de l’alimentation (conservation du Jambon et Saucisson).  La bière contient des nitrosamines. La vitamine C semble s’opposer à la transformation des nitrites en nitrosamines.

  1. Cancer du pancréas.

On pense qu’il est lié  la conjugaison de plusieurs facteurs : Etat diabétique, tabac, alcool, café décaféiné.

  1. Cancer du colon.

Cancer typiquement occidental en partie lié à une surconsommation de lipides et de viandes.

  1. Cancer du poumon.

C’est la maladie du fumeur. On connaît maintenant le rôle protecteur de la vitamine A et son précurseur le B carotène que l’on trouve dan la betterave rouge, la carotte, les haricots verts, les épinards, les abricots, les cerises, melons, oranges, pêches. Une alimentation riche en B carotène semble minimiser le risque de cancer bronchique.

L’alcool :
L’effet nocif de l’alcool est sous-estimé. C’est un co-facteur d’hypertension artérielle et de cancer. Avec sa pathologie qui lui est propre, l’alcool est sans doute la première cause de mortalité en France et comment pourrait-il en être autrement avec un café pour 275 habitants et que nous buvons 30% de la production mondiale soit par habitant 19 litres en 1985 d’alcool pur par an, 13 litres en 2006.
Nous avons vu que l’alcool est directement un facteur de cancers, facteur direct mais aussi par le biais de déficits vitaminiques qu’il provoque : Vit.B6, Vit.B1, Vit.A, Vit.B12.
L’alcool est un poison cellulaire et son action cellulaire résume à elle seule sa toxicité :

  1. Ralentit le rythme intrinsèque de l’horloge circadienne.
  2. Inhibe l’ATPase NA/K dépendante, freinant ainsi le transport membranaire de ces ions.
  3. Désorganise le dynamique de la membrane, augmente sa fluidité et  la longue augmentation de la rigidité de la membrane, donc facteur de vieillissement.
  4. Inhibition importante de la synthèse des protéines.
  5. L’alcool diminue les capacités de défense de l’organisme (action immuno-dépressive).

Il est possible d’harmoniser les échanges cellulaires par l’équilibre alimentaire conjuguée avec la prise harmonieuse d’oligoéléments, de  plantes médicinales et agir sur le stress.
LE SRESS : UN PHENOMENE D’ADAPTATION.

Le stress est une réponse de l’organisme aux facteurs d’agression physiologiques et psychologiques ainsi qu’aux émotions agréables ou désagréables qui nécessitent une adaptation (Dictionnaire ROBERT).

REACTION GENERALE AU STRESS.


bdL’Homme face à l’urgence se prépare à fuir ou à combattre. On observe alors, une accélération circulatoire, une dilatation des vaisseaux musculaires et une vasoconstriction cutanée, une glycogénolyse, une lipolyse, une hyperventilation avec bronchoconstriction et accroissement des hématies circulantes.
Ces réactions sont classiquement sous la dépendance d’une sécrétion accrue de catécholamines.

  1. Aspects cliniques du stress :

La plupart des anomalies sont béta-adrénergiques (couer, bronches) et les autres alpha-adrénergiques ou mixtes (vaisseaux, vessie, estomac, œil). On note ainsi : céphalée, dilatation pupillaire, troubles visuels, sueurs, moiteurs des extrémités, faiblesse musculaire, congestion nasales, sécheresse de la bouche, pâleur du visage, vertiges, agitation, tremblements, insomnie, nervosisme, prurit, onychophagie, tachycardie, palpitations, gêne précordiale, élévation de la tension artérielle, polypnée, dyspnée, constriction de la gorge, anorexie, embarras gastrique, spasme intestinaux, pollakiurie.

  1. Aspects biologiques du stress :

Bien sûr élévation des catécholamines de façon variable ; élévation des lipides, mobilisation glucidique hépatique, baisse de l’insulinosécrétion, augmentation de l’ACTH, GH, Hormones thyroïdiennes, corticostéroïdes, des systèmes de coagulation.
Toutes ces variations cliniques et biologiques varient selon le sujet, son entraînement, l’intensité du stress et du type de stress. L’expérience limite l’effet du stress. Ainsi les nombreuses expériences faites sur le stress montrent que :
Le discours en publique élève surtout l’adrénaline (stress passif faible)
Le saut en parachute élève adrénaline et noradrénaline (stress passif fort)
La course automobile élève les deux (émotion active forte).
Tous ces phénomènes ont été étudiés pour établir les supports du développement de l’hypertension artérielle (qui touche en France 5 millions de personnes).

LES OLIGOELEMENTS.

Le rôle des oligoéléments dans la vie cellulaire est d’acquisition récente. Quelques expérimentations anciennes laissèrent présager du rôle important des oligoéléments tels, au XVe siècle, Basile Valentin avait constaté que les porcs prenaient du poids en mangeant des détritus contenant de l’antimoine et que les éponges grillées étaient données pour traiter le goitre simple.

En 1894, Gabriel Bertrand découvrit une oxydase riche en Manganèse et émit son idée capitale que les éléments métalliques doivent jouer un rôle essentiel en étant coenzymes des catalyseurs biochimiques. Ce n’est qu’après la deuxième guerre mondiale que les recherches scientifiques mirent a jour le rôle chimique des oligoéléments par l’introduction de la mécanique ondulatoire en chimie et la découverte et la démonstration de la loi de concentration nutritive.
Il faut savoir qu’un nombre important d’enzymes, qui interviennent dans la réaction et la catalyse des réactions chimiques, requiert un ion métallique spécifique, ce son les métallo-enzymes. Ce métal fait partie intégrante de la molécule protéique de l’enzyme. Ce métal fait partie du centre actif de l’enzyme. On distingue des métallo-enzymes avec du fer, du cuivre, du zinc.

Par ailleurs, les ions métalliques font partie intégrante de la matière vivante, en particulier le souffre, le cuivre dans le tissu cartilagineux ou artériel.

Les applications en médecine humaine sont aisées à comprendre. La maladie pourra s’expliquer par le déficit en oligoéléments mais aussi par les phénomènes de captation des métaux, appelée chélation, qui explique en partie la genèse du vieillissement cellulaire, l’arthrose et l’athérosclérose. Cette chélation est sournoise quand on sait par exemple que les antibiotiques tels que les tétracyclines captent le Calcium et le Magnésium.

 

MINERAUX ET OLIGOELEMENTS CATALYSEURS :

ALUMINIUM : Dans atonie, régulateur du sommeil et dans retard intellectuel de l’enfant...
ARGENT : Bactéricide, indiqué dans les infections...
ARSENIC : Tonique, reconstituant, stimulant de l’appétit, de la respiration ; actif dans dermatoses...
BORE : Intervient dans l’équilibre du phosphore, serait favorisant du sommeil...
BROME : Sédatif du système nerveux (dans insomnies)...
CALCIUM : Constitution entretient des eaux, dents, tendons, noyaux cellulaires, équilibre sanguin et humoral... Sa fixation dépend de la présence du phosphore, de Vit.D2 et C, Fluore, Magnésium, Cuivre, Silice...
COBALT : Régulateur du système vagosympathique et vasodilatateur. C’est un composant de la Vit.B12 ; antianémique avec le Fer et la Vit.B12. Nécessaire à la fixation du Fer dans l’hémoglobine...
CUIVRE : Indispensable à la vie cellulaire, à la formation des os, à la fixation du Fer,... Propriétés anti-dégénératives, anti-infectieux, antivirales, anti-inflammatoires,...
FER : Antianémique, favorise le transit intestinal, catalyseur de certaines enzymes ?
FLUOR : Joue un rôle dans le métabolisme du Calcium, dans les os, les tendons, l’email dentaire, dans les retards d’ossification, le rachitisme, l’ostéoporose, la consolidation de fractures, les caries dentaires,...
IODE : Anti-sciéreux, protecteur vasculaire surtout des gros vaisseaux, hypotenseur, antitoxique, dépuratif, indispensable au bon fonctionnement de la tyroïde...
LITHIUM : Equilibrant psychique dans les insomnies, la mélancolie, l’anxiété, les obsessions, la psychasthénie, les états dépressifs,...
MAGNESIUM : Facteur de croissance, tonique général, facteur de régénération cellulaire, équilibrant psychique et du système vagosympathique, draineur hépatique, antiseptique, régulateur de l’équilibre calcique, anti-artérioscléreux,...
MANGANESE : Régulateur glandulaire important dans la croissance, actif dans le métabolisme des sucres, des graisses, des protides, favorise les fonctions hépatique et rénales, accélère les combustions... Aide à la fixation des minéraux (Calcium, Fer, Vitamines,...).
NICKEL : Stimule les fonctions pancréatiques, donc utile dans le diabète,...
OR : Anti-infectieux et anti-inflammatoire,...
PHOSPHORE : Combinaisons avec graisses, sucres, sucres, protides. Rôle important dans les mécanismes de la Vit. D et du Calcium... Rôle important dans les fonctions parathyroïdiennes, élément capital de l’énergie nerveuse sexuelle,...

POTASSIUM : Tonicardiaque et tonique musculaire, intervient dans la régulation des surrénales et dans l’équilibre de l’eau tissulaire,...
SILICE : Rôle important dans les domaines osseux, vasculaires, nerveux, respiratoires,... Intervient dans la constitution des tendons, de la peau et des ongles ? Agent de minéralisation...
SODIUM : Alcalinisant du milieux humoral.
SOUFRE : Importance capital pour les os, les dents, les ongles, les cheveux, les tendons, les articulations,... Dépuratif et anti-infectieux, dans les troubles hépatobiliaires...
ZINC : Intervient dans la formation des globules sanguins, stimulant et régulateur de l’hypophyse et des glandes génitales. Rôle dans le fonctionnement du pancréas. Association fréquente avec des Vitamines...

VITAMINES :

 

A : Antixérophtalmique (liposoluble) = Vitamine de croissance, facteur de rajeunissement, rôle au niveau de la peau et des muqueuses, cicatrisante ; augmente l’acuité visuelle...
B1 : Thiamine (hydrosoluble) = Rôle important dans l’équilibre nerveux, anti-névrétique ; dans névralgies...
B2 : Riboflavine (hydrosoluble) = Action sur le métabolisme des sucres, des graisses, des protides, sur la peau, les muqueuses,...
B3 : Amide nicotinique ou Vit. PP (hydrosoluble) = Action dans nutrition tissulaire, métabolisme des graisses et des sucres...
B5 : Acide pantothénique (hydrosoluble) = protecteur des cellules, des épithéliums et de la cellule hépatique en particulier. Propriétés anti-infectieuses ; dans séborrhée, chute des cheveux chez les femmes...
B6 : Pyridoxine (hydrosoluble) = stimulant musculaire, protecteur de la peau et facteur de croissance... Rôle important dans le métabolisme des graisses et des acides aminés ; utile dans la formation de l’hémoglobine....
B8 : Biotine ou Vit. H (hydrosoluble) = action dans le métabolisme des glucides, des protides, et des graisses... Protecteur de la peau et des muqueuses.
B9 : Acide folique (hydrosoluble) = facteur antianémique, action dans le métabolisme des acides aminés...
B12 : Cynaocobalamine (hydrosoluble) ou hydroxocobalamine = facteur antianémique le plus puissant connu... Action dans le métabolisme des glucides, des graisses, des acides aminés et substance nerveuse...
C : Acide ascorbique (hydrosoluble) = action dans les phénomènes d’oxydo-réduction, antiinfectueuse, tonique,... Participe à la destruction des toxines, à l’utilisation du Fer, à l’action des surrénales...
Antioxydant qui en 1970 Linus Pauling était proposé à doses importantes pour augmenter l’espérance de vie de cancéreux, notions récusées par Mark Henry (Cancer Research – septembre 2008). La vitamine C  réduirait l’éfficacité des traitements Anti-cancéreux.
C2 : Vit. P (hydrosoluble) = facteur de résistances capillaires et de diminution de la perméabilité des vaisseaux. Synergique de Vit. C ; intervient dans les phénomènes hémorragiques, affections veineuses, artérite,...
D : Antirachitique (liposoluble) = action sur la formation des os, des dents, sur l’assimilation du Calcium... Il faut aussi la présence de protides et de Vit. C, B1 et A. Dans rachitisme, tétanie, rhumatisme,...
E : Tocophérol (liposoluble) = Vit de la reproduction. Intervient dans le métabolisme des graisses  ... Rôle dans l’impuissance et la stérilité, les retards de puberté, les règles douloureuses, les troubles de la ménopause, ...
F : Acides gras non saturés (liposolubles) = importance capitale pour l’équilibre organique. Sont nécessaires à la synthèse des graisses. Les covitamines indispensables sont la Vit.B6 et E. Action sur le métabolisme du cholestérol, sur la santé et la beauté de la peau (en favorise la fraîcheur, l’éclat, le velouté).
K : Antihémorragique (liposoluble) = transformé dans le foie en prothrombine. Indications dans hémorragies...

REGLES ELEMENTAIRES DE PRESCRIPTION DES OLIGOELEMENTS

La tendance trop fréquente est de donner les oligoéléments sans tenir compte des interactions entre les oligoéléments, les médicaments, les plantes médicinales et leur mode de préparation.

INTER-ACTIONS BIOLOGIQUES ENTRE MINERAUX

bd

 

Absorption favorisée par

Absorption inhibée par

Fluor

Cuivre, Etain, Manganèse, Molybdène

Aluminium, Calcium, Magnésium, Phosphore, Silice

Iode

Cobalt

Lithium

Sélénium

 

Argent, Cuivre, Cobalt, Manganèse

Silice

 

Aluminium, Molybdène, Fer, Magnésium, Calcium

Cobalt

Iode

Fer

Cuivre

 

Zinc, Fer, Molybdène, Soufre

Etain

Fluor

 

Fer

Molybdène, Cuivre, Nickel

Calcium, Cobalt, Manganèse, Phosphore, Zinc

Manganèse

 

Calcium, Fer, Phosphore, Silice

Zinc

 

Cuivre, Calcium, Fer, Phosphate

Magnésium

 

Calcium, Phosphore

Soufre

Magnésium, Silicium, Zinc
Chrome, Silicium

 

INTER-ACTIONS AVEC L’ALIMENTATION

Le Calcium : l’acide Phytique contenu dans le pain complet peut insolubiliser le Calcium dans le tube digestif.
La Fer : La présence de Calcium, Magnésium, acide Phytique, Phosphates (contenus dans les céréales et les œufs) peut inhiber la résorption du Fer.
Le Fluor : le Calcium contenu dans le lait entraîne des complexes insolubles.
Le Potassium : le lait peu entraîner une diminution de la résorption du Potassium.
Le Zinc : le Calcium, les Phosphates, l’acide Phytique contenus dans les céréales, les œufs et le lait peuvent inhiber la résorption du Zinc.

 

 

LES SELS ET LEURS INCOMPATIBILITES AVEC LES PLANTES :

CINA : préparation tannique, Noyer.
Sels de Calcium : Réglisse, Rathania.
Sels de Cuivre : Kola, Noyer, Décoctés végétaux astringents.
Sels d’Argent : Kola, Noyer, Soluté de Caféine, Tormentille.
Sels de Fer : Matière tannique et astringentes, Bistorte, Cachou, Cannelle, Kola, Mucilage
Extraits, Infusions, Décoctions végétales astringentes
D’Ergot, Grenadier, Hamamélis,  ? , Valérianne.
Sels de Zinc : Tanin, Absynthe, Infusions et décocté astringent, Lait, Kola et Quinquina.
Nitrate d’Argent : Absinthe, Amandes amères, Camomille romaine, Raifort.
Carbonate Alcalin : Potion, Sirop, Raifort, Saule blanc, Senné, Tisanes.
Alcalins : Ergot de Seigle, Noyer, Tormentille, Salsepareille.

LES MODES DE PREPARATION ET LEUR INCOMPATIBILITE :

Alcoolats : précipitent avec les Mucilages
Tisanes : Sel de Fer
               Sel de Zinc
               Carbonate Alcalin
               Chaux
Décocté astringent :
               Sel de Fer,
               Sel de Zinc,
               Sel de Cuivre,
               Oxyde de Calcium (la Chaux)

LES COMBINAISONS D’IONS QUI PRECIPITENT ENSEMBLE

 

Ag+

Pb2+

Hg+

Bi2+

Cu2+

Cd2+

Hg2+

Al3+

Cr3+

Fe3+

Zn2+

Kr2+

Co2+

Ni2+

Ba2+

Ca2+

Si2+

Mg2+

K+

NH+ 4

Cl-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Br-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SO2-3

peu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

peu

 

 

 

 

S2-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SC2-3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NO-
3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CO2-3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PO3-4          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’OR

L’action physiologie de l’Or à dose faible n’est pas connue et le mystère reste encore entier sur la capacité de l’Or à l’état de traces dans ses actions particulières en association

 

avec le cuivre et l’argent. On connaît deux indications particulières de l’or à dose pondérale, en rhumatologie et en médecine ayurvédique.

  1. L’Or en rhumatologie

Il est utilisé depuis 1929 dans la Polyarthrite rhumatoïde. Cette chrysothérapie fut pratiquement abandonné du fait des effets toxiques imprévisibles à long terme (hépatiques, rénaux, et sanguins). Ces sels d’Or se manifestaient par leur action anti-inflammatoire à partir du deux ou troisième mois de traitement. Ce traitement trouvé empiriquement se caractérisait par leur lenteur d’élimination et leur accumulation dans le système réticulo-endothélial. Depuis, on réutilise une nouvelle génération de sels d’Or, monomère apolaire et liposoluble contenant 29% de sels d’Or. Les études de ce nouveau sel ont permis de reconfirmer l’action anti-inflammatoire. Ce nouveau sel d’Or a pour cible les polynucléaires neutrophiles et les macrophages. Ce sel diminue le chimiotactisme, les capacités de phagocytose. Il entrave l’expression membranaire des fragment Fc des immunoglobulines et C3 du complément, la production des médiateurs immuns et la fonction helper des macrophages. Il déprime l’immunité humorale (baisse de la concentration des gamma-globulines) et cellulaire (diminution des tests d’hypersensibilité retardée).
Devenir de ce sel : 25% ne sont qu’absorbés par voie orale et il se lie dans le sang pour 40% aux hématies et 60% aux protéines plasmatiques. On le retrouve à la concentration deux fois moindres dans le liquide articulaire que dans le sang. Sa concentration et sa rétention corporelle sont cinq fois inférieures à celles des autres sels d’Or. Son élimination se fait à 85% par voie fécale et à 15% par voie urinaire. Il n’existe pas de cycle entéro-hépatique de ce nouveau sel. Sa toxicité est moindre que celle de la chrysothérapie traditionnelle mais il induit des troubles digestifs.
A l’heure actuelle, en 2008, la polyarthrite bénéficie de traitements radicaux justifiant un avis hospitalier. L’or n’est plus d’actualité, périmé.

  1. L’Or en médecine ayurvédique

Cette thérapeutique est toujours d’actualité en Inde et rejoint l’utilisation faite en oligothérapie moderne. Une variété Indienne musulmane, le gold KUSTH, est utilisée comme tonique nervin.
La médecine indienne utilise une variété d’Or réduit, le Swarna Bhasma est une feuille d’Or chauffée à blanc et plongée dans une mixture où figure entre autres une plante, Dolichos Uniflorus. La poudre réduite à ‘état colloïdal est donné dans les états divers d’affections nerveuses et surtout dans la neurasthénie et agit sur les sécrétions gastro-intestinales.
Les sels de Chlorure d’Or sont donnés dans la tuberculose en particulier dans les stades dits initiaux.
Les sels de Brome, d’Or sont donnés dans l’épilepsie, les infections syphilitiques. Nous savons que la médecine moderne nous sauvegarde différemment de ces deux fléaux.
Les grandes indications de ces préparations colloïdales d’Or demeurent en médecine ayurvédique : l’épilepsie, les dépressions chez l’alcoolique et la dépendance morphinique, tonique nervin, fièvre aux longs cours, neurasthénie, tonique général dans l’anémie, les états dits de débilites physiologiques. Indications qui ressemblent fort à l’oligothérapie moderne.
L’Or est connu dans sa prescription oligothérapie dans la diathèse type 4, l’anergie se caractérisant par l’association de symptômes : atonie périodique ou globale, asthénie intellectuelle, dépressions, état infectieux aigu de type viral (dont l’hépatite), les cystites, les infections cutanées de type staphy1 lococcique, les états spasmophiles, les états rhumatismaux, infections ORL à répétition.
L’anergie bénéficie de l’association Cuivre Or Argent en oligoéléments.

 

     

L’ARGENT

Tout comme l’Or, le rôle de l’Argent dans les grandes fonctions de l’organisme n’est pas connu. Son utilisation demeure encore empirique.
La caractéristique majeure de l’Argent et de ses sels est de former des sels insolubles avec les protéines, un sel insoluble difficilement assimilable. Cette réaction est surtout notable au niveau des muqueuses digestives. L’Argent et ses sels sont faiblement absorbés par la muqueuse digestive. Un peu d’Argent est excrété par voie fécale et très peu par voie urinaire. L’Argent est largement fixé dans tout l’organisme et son accumulation contribue à sa toxicité, appelée argyrisme.
La pigmentation par l’Argent est définitive et est provoquée par la prise de sels d’Argent allant de quelques grammes à 400 grammes. La dose limite de prise journalière pour éviter cette fixation indélébile est de 1mg par jour.

Apport Alimentaire en Argent :


Farine de blé : 0.3mg/kg
Son : 0.9mg/kg
Champignons, algues, poissons, eau de mer : 0.0003mg/l
L’alimentation apporte en règle 0.06 à 0.08mg/jour.

 

Utilisation commune des sels d’Argent 


Les sels d’Argent sont des antiseptiques (bactéricides) et astringents en action topique locale. L’application immodérée de sels d’Argent peut contribué également à l’argyrisme. Il faut savoir que le Nitrate d’Argent à usage strictement médical peut provoquer des accidents par ingestion accidentelle : hypersialorrhée, vomissements, diarrhées, coma, convulsions. Il faut connaître les incompatibilités du Nitrate d’Argent avec l’eau de rose, les tannins et les solutions astringentes fort en usage en phytothérapie.
Du fait de sa toxicité à dose pondérale, l’Argent a tout à fait sa place dans la médecine de fonctions où on l’utilise à très faible concentration.
La médecine ayurvédique a devancé la médecine de fonctions de la diathèse anergique en utilisant de longue date l’Argent, sous sa forme réduite, de sulfide, d’Argent oxydé impur, le RAUPYA BHASMA. Ce produit est insoluble et est utilisé dans les désordres nerveux, l’épilepsie, la chorée, les atteintes nerveuses périphériques (qui ont été prouvés expérimentalement, en étudiant la progression de l’influx nerveux).
En externe, ce produit stimule la multiplication cellulaire surtout dans les inflammations chroniques ou les ulcères, indications communes aux notres.
En interne, les préparations colloïdales d’Argent ou les protéinates d’Argent sont utilisés dans les inflammations des muqueuses, en neurologie comme sédatif et dans les inflammations neurologiques, souvent associé avec l’Or, le Fer et l’Etain.
L’utilisation de l’Argent dans la médecine ayurvédique rappelle celle de la médecine des fonctions de la diathèse anergique associant le Cuivre, l’Or et l’Argent (voir le rappel de cette diathèse dans le chapitre Or).

 

SOUFRE ET SES COMPOSES :

bdLe Soufre est apporté à l’organisme surtout sous la fore de matières protéiques. Il est assimilé sous la forme d’acides aminés soufrés ; la surrénale en est spécialement riche (sous la forme de glutathion) et intervient dans son métabolisme. Il est aussi fixé par le foie. Son taux dans le sang (0.07gr à 0.10gr de Soufre total pour 1 000 à l’état normal) s’élève au cours des affections pulmonaires et s’abaisse dans la maladie d’Addison. Le Soufre est anti-allergique (diminue l’éosinophilie et augmente le seuil d’action de l’histamine).
Agent de liaison labile, le Soufre joue un rôle important dans la constitution de l’insuline. Les acides aminés soufrés interviennent dans les phénomènes de réduction et d’oxydo-réduction. Beaucoup de ses composés jouent un rôle de détoxification (sulfuration, sulfonation). Il intervient dans la croissance et dans le métabolisme des sucres (la Vitamine B1 est la seule vitamine qui renferme du Soufre).

L’excrétion du Soufre est surtout urinaire, 1.50gr à 2.00gr par jour.

La thérapeutique utilise, en plus du Soufre, des combinaisons de ce métalloïde soit minérales (sulfures, sulfites, hyposulfites, acide sulfurique) soit organiques, (tiophène, ichthyol, allythio-urée, sulfamides). Ces différents composés seront étudiés dans ce chapitre, sauf les sulfamides auxquels un noyau benzénique confère une activité spéciale.

Le Soufre se présente sous différentes formes :


Obtenu par condensation des vapeurs de Soufre. Poudre jaune, inodore. Insoluble dans l’eau, presque insoluble dans l’alcool et dans l’éther, plus soluble dans les huiles. Ce Soufre renferme en proportions variables plusieurs formes allotropiques : octaédrique, prismatique, insoluble. La forme octaédrique stable à 15° est soluble dans le Sulfure de Carbone (37 p.1000).
Le Soufre sublimé à réaction acide est réservé pour l’usage externe (pommades).

Le Soufre sublimé industriel renferme des acides sulfureux et sulfurique dont on le prive par lavage : on obtient une poudre neutre, propre à l’usage interne.

Obtenu par la réaction de l’acide chlorhydrique sur le polysulfure de Sodium. Par lavage et séchage, on obtient une poudre très divisée presque blanche. Récemment préparé, il a une faible odeur sulfureuse. Surtout utilisé à l’extérieur, en pommades, lotions.

Soufre extrêmement divisé (particules inférieures à 1micron- 1/1000 de mm). Reste en suspension dans l’eau (additionnée de gomme arabique) grâce au mouvement Brownien. Grande surface de contact d’où activité thérapeutique infiniment plus grande que les soufres en poudre.

Le Soufre exerce une action toxique sur les organismes inférieurs. On l’utilise à l’intérieur comme vermifuge. On reconnaît à quelques-unes de ses préparations (Soufre colloïdal, huile soufrée) et de ses combinaisons organiques une certaine valeur comme anti-syphilitique, adjuvant du mercure, il est antirhumatismal (M. LOEPER).
A faible dose, il est expectorant.
Il neutralise en partie les effets toxiques du Plomb (miel soufré).
Mais c’est surtout sous la forme de sulfures qu’il agit sur les voies respiratoires et combat l’intoxication par les métaux lourds.
A l’extérieur, il est à la base du traitement de la gale et d’affections cutanées diverses.

Le cartilage arthrosique a besoin du Soufre.

Le Soufre se fixe préférentiellement dans le cartilage, fixation mise en évidence par les études isotopiques, le Soufre est activement fixé par les chondrocytes, 90% du Soufre est utilisé pour la synthèse des chondroïtines-sulfates. Le cartilage arthrosique est le témoignage du déséquilibre entre la perte de chondroïtines-sulfates et leur synthèse.
Dans l’arthrose, la perte en chondroïtines augmente d’où l’avidité du cartilage pour le Soufre. L’augmentation de l’utilisation du Soufre est en relation avec la prolifération accrue des cellules cartilagineuses, prolifération qui tend à compenser l’altération de la matrice.
L’absence de toxicité et la bonne tolérance du Soufre font de celui-ci une référence de choix dans le traitement au long cours des arthrosiques. Le Soufre peut-être prescrit en association avec les anti-inflammatoires, ou l’Iode.

Les muqueuses respiratoires ont besoin du Soufre.

Une carence soufrée entraîne des réactions exsudatives des voies aériennes supérieures, qui entraînent à leur tour une élimination accrue de mucine, ce qui aggrave encore le déficit en Soufre, provoquant un cercle vicieux et le passage à la chronicite.
Ainsi, par son action asséchante, le Soufre est particulièrement indiqué dans les rhinopharyngites, en particulier dans les formes inflammatoires, muqueuses ou mucopurulentes subaigües ou chroniques.  L’élimination par la muqueuse rhinopharingée du Soufre introduit par voie orale, fait du Soufre un élément indispensable aux affections ORL chroniques.
Le Soufre par son action antiallergique contribue à son indication dans les rhinopharyngites récidiventes, cette affection apparaissant dans 20% sur un terrain allergique. Associé à la vitamine A, la résistance de l’organisme aux infections augmente.
Le Soufre est un produit de référence du traitement du terrain allergique.

Le Soufre et affections digestives.

Il semble que c’est à la fonction thiopexique du foie et aux transformations du Soufre au niveau de cet organe que peuvent être imputés certains troubles digestifs. Par sa présence indispensable dans les chaînes biochimiques hépatiques, le Soufre agit comme protecteur, éliminateur et antiseptique des voies digestives.
Son indication se fera dans les insuffisances hépatiques, les colites de fermentation et les constipations par insuffisance biliaire.

Le Soufre et affections cutanées.
Son action cutanée est connue : anti-parasitaire et anti-sécrétoire. Il est nécessaire à la formation des pigments, de la kératine, il fournit aux cellules épidermiques les conditions favorables à leur réparation et aussi les matériaux nécessaires à cette réparation.
Ainsi, on le donnera dans la chute des cheveux, les affections séborrhéiques, l’acné, les eczémas, les taies cicatricielles de la cornée, la cataracte.

Le Soufre en Biologie.

Le Soufre est présent dans un acide aminé indispensable, caractérisé par son action lipotope glucoformatrice : la Méthionine.
La Méthionine est également hépatoprotectrice. De la Méthionine, des réactions en chaîne aboutissent à la Cystéine, la Cystine et aux sels biliaires.

Par la Méthionine, on aboutie au Glutathion et au Coenzyme A, clef de voûte de la synthèse et du catabolisme des Acides Gras et aussi du cycle de Krebs, cycle producteur d’énergie au sein des mitochondries hépatiques.

 

LE SILICIUM :

Le Silicium est présent dans de nombreux tissus. On le trouve préférentiellement dans le cœur, les reins, les muscles, la peau, les phanères, la glande thyroïde et surtout dans les surrénales. La concentration la plus forte se trouve dans l’aorte et les tendons.
La teneur globale en Silicium est de 7g et le taux sanguin est de 10 mg/l. Le taux en Silicium varie en fonction de l’age, diminue de 30 à 40 ans, diminue encore plus de 40 à 60 ans, puis le taux est stationnaire. Le Silicium, expérimentalement, diminue au niveau de l’aorte en cas de vieillissement.

Carence en Silicium.

On décrit l’anémie siliceuse. Chez le rachitique et le tuberculeux on note une carence en Silicium. On décrit des déminéralisations osseuses chez le tuberculeux avec une perte de plus de 40% en Silicium.
Le dosage du Silicium se fait dans l’ongle où sa baisse en concentration de plus de 50% et la baisse du Calcium et du Soufre témoigne de la fragilité de l’ongle.

Les besoins en Silicium.

20 à 30 mg de Silicium par jour sont nécessaires, Silicium exprimé en Silice (SiO2).
L’eau de table, les légumes, les céréales, les fruits et surtout les enveloppes apportent le Silicium alimentaire. Les graminées et les équitacées (la prèle) sont riches en Silicium. Le bluttage est néfaste par la perte en Vitamine B1 et en Silicium. Le Silicium médicinal est apporté par la Prèle qui contient un Silicium minéral abrasif et un Silicium organique soluble.

Pharmacologie.
Le Silicium accroît l’élimination de l’urée et de l’acide urique. Pour que le Silicium agisse il faut un milieux acide (chez les sujets présentant une baisse de l’acide chlorhydrique gastrique, on note des troubles des phanères et de la dentition, avec une baisse de Silice au niveau des phanères).
Biologiquement, il existe un équilibre entre le Calcium et le Silicium aux niveaux osseux et dentaire, et un équilibre entre le Phosphore et le Silicium au niveau du tissu nerveux.

Il faut savoir qu’en cas de chute de Silicium, le taux de Silicium dans les dents et l’os chute. De même, l’augmentation de la concentration en Silicium au niveau du tissu nerveux est en relation directe avec la richesse en Phosphore.
Si l’on donne du Silicium minéral, le Calcium des os migre vers les autres tissus et provoque ainsi une décalcification. Par contre, le Silicium organique se fixe sur les surrénales et le tissu osseux.

Silicium et Pathologies.

Le Silicium intervient  sur le cycle important de la superoxydismutase dont le rôle, entre autres, est de freiner la dégradation de l’élastine. Il agit en permettant la synthèse et le maintient de l’élastine, et renforce les ponts chimiques de cette élastine.

Indications générales du Silicium.

Le Silicium facilite la croissance et la consolidation des fractures.
Le Silicium est à donner à la femme enceinte où il favorise la maturité fœtale du squelette et des phanères.

 

LE SELENIUM :

Introduction


bd Le Sélénium fût découvert par Berzelius en 1818. Il lui donna le nom grec de la lune par analogie avec sa couleur grisâtre. Longtemps le Sélénium fût considéré comme l’un des éléments les plus toxiques.
En 1957, Schwartz apporte la preuve que cet élément est indispensable à l’animal pour un métabolisme normal. Il montre que la nécrose hépatique du rat peut être évitée par la vitamine E ou par le Sélénium. Les animaux carencés en Sélénium présentent, selon l’espèce, des troubles divers :
-nécrose hépatique,
-dégénérescence pancréatique,
-dystrophie musculaire,
-cardiomyopathie.
Plusieurs données établissent avec certitude l’essentialité de cet élément pour l’Homme, en particulier dans la cardiomyopathie de Keshan et en réanimation parentérale totale. La maladie de Keshan, multifactorielle sans doute, mais liée à une carence en Sélénium a été en partie éradiquée par une supplémentation en Sélénium. Les troubles musculaires et cardiaques, observés chez une malade en réanimation parentérale totale post chirurgicale après trente jours, cédèrent à l’administration de 50 mg de Se/jour.
Le Sélénium est absorbé au niveau du Duodénum et du Jéjunum. Pour être biologiquement actif, il doit être incorporé dans une molécule de masse 80 000 Daltons, la Glutathion Peroxydase (GSH-Px ou GPx). Cette enzyme comporte quatre chaînes ayant chacune une mole de Sélénium sous forme de Cystéines. La Glutathion Peroxydase est localisée dans le cytosol et les mitochondries de nombreuses cellules :

La Glutathion Peroxydase (GPx) a pour fonction de détruire, dans les cellules, les produits toxiques susceptibles de se former à partir de l’Oxygène, les radicaux libres :

Dans la membrane, l’a-tocophérol vitamine liposoluble élimine les radicaux libres qui peuvent avoir diffusé de la portion soluble de la cellule vers la membrane. La vitamine E protège aussi contre les radicaux d’acides gras susceptibles de s’être formés dans la membrane. La GPx et la vitamine E ont une complémentarité d’action entre les différents compartiments de la cellule.
En plus de son rôle antioxydant, la GPx agirait dans le métabolisme de certains hyperoxydes, en particulier dans la biosynthèse des prostaglandines au cours de la voie de la lipoxygénase.
En général, l’établissement du statut en Sélénium se fait par la détermination des concentrations en Sélénium dans les principaux fluides biologiques (sang, urine) et la mesure de l’activité de GPx érythrocytaire.
Chez les sujets normaux, le taux de Sélénium varie considérablement avec la constitution géographique, à cause de la teneur variable des aliments, selon les sols.
Il semble que le taux sanguin de Sélénium croisse de la naissance à 20 ans, se stabilise jusque vers 60 ans, puis diminue. On observe une diminution physiologique du Sélénium plasmatique pendant la grossesse. En dehors e cette situation particulière, le Sélénium sanguin ne semble pas influencé par le sexe, le tabac ou les contraceptifs.
Le Sélénium plasmatique reflète l’apport alimentaire seulement lorsque celui-ci est subnormal, sinon il n’y a pas de corrélation marquée.
On peut observer une chute rapide du Sélénium sérique (7 à 10 jours) chez des sujets normaux brutalement soumis à un apport faible de Sélénium (30 µg/jour). Par contre, la supplémentation d’un sujet déficient ne se traduira par une normalisation des taux de Sélénium sanguin qu’après 3 à 4 semaines. Si on augmente l’apport en Sélénium, une régulation homéostatique fixe le taux sérique dans une fourchette étroite avec un maximum vers 200-240 µg de Se/L de sang total.
Chez l’Homme, 10% environ du Sélénium érythrocytaire est lié à l’enzyme. Il semble que le Sélénium plasmatique et érythrocytaire fluctue de la même façon chez les sujets déficients comme chez ceux ayant un statut convenable.
L’appauvrissement d’un régime en Sélénium entraîne une chute du Sélénium urinaire, de même pour le Sélénium fécal. Un apport alimentaire élevé en Sélénium entraîne des sorties fécales et urinaires corrélées avec cet apport.
Les cheveux fournissent une indication du statut à long terme. Le Sélénium du cheveu est corrélé aux différents paramètres du sang tant en ce qui concerne un déficit qu’une absorption à dose toxique.

Sélénium et maladie cardiovasculaire

La relation entre un déficit en Sélénium et des pathologies cardiaques ou cardiovasculaires, découle de données d’expérimentation animale, d’observations cliniques et paracliniques en réanimation parentérale totale, dans la maladie de Keshan, ainsi que de données épidémiologiques.
On observe une cardiomyopathie et la mort subite chez des animaux soumis à une ration alimentaire très carencée en Sélénium. Le Sélénium sérique et tissulaire est bas.
On reconnaît en Chine une cardiomyopathie endémique, appelée maladie de Keshan (du nom de la province la plus touchée). Elle affecte surtout les enfants et les femmes jeunes. Son incidence peut être notablement abaissée par une supplémentation en Sélénite de Sodium dans la ration alimentaire. C’est une cardiomyopathie congestive avec insuffisance cardiaque et arythmie. Elle est fatale dans la plupart des cas. Le Sélénium sérique de ces sujets est très bas. La nourriture provenant de cette région du Keshan a une très faible teneur en Sélénium.
Une étude a mis en évidence une corrélation inverse, significative, entre le Sélénium plasmatique et la sévérité de l’athérosclérose coronarienne chez 91 sujets soumis  à une artériographie coronarienne pour l’évaluation clinique de l’angor.
Trois études menées en Finlande, où le taux de Sélénium est exceptionnellement bas, ont apprécié l’association entre le Sélénium sérique et le risque cardiovasculaire.

Sélénium et Alcoolisme.

Dans l’alcoolisme, on note une baisse du Sélénium sérique. Peut-on considérer cette baisse comme la cause ou la conséquence de la maladie elle-même ?
Dans la cirrhose alcoolique, ainsi que dans l’hépatite chronique active, il semblerait qu’il y ait formation dans les tissus de radicaux superoxydes et de peroxydes qui accélèreraient la progression de la maladie.
Le déficit en Sélénium semble produire les mêmes effets que l’augmentation de la consommation d’alcool dans le foie. Le déficit en Sélénium pourrait donc accélérer les dégâts membranaires en rapport avec l’alcoolisme.
Le déficit en Sélénium sérique observé dans la cirrhose pourrait être la conséquence du faible apport nutritionnel en Sélénium chez l’alcoolique. En effet, le contenu en Sélénium des boissons alcooliques est très faible (0.1 à 0.8 µg/dL). Le sevrage et une alimentation convenable, sans apport supplémentaire en Sélénium, font remonter à un taux comparable aux témoins sains, les taux abaissés de Sélénium plasmatique de sujets alcooliques. Le Sélénium sérique est un marqueur à très court terme du statut en Sélénium et ne renseigne pas sur l’activité de la GPx qui peut demeurer basse et inchangée.

Sélénium et Cancer.

Il y a environ 50 expériences de supplémentation montrant que le Sélénium a une activité anticancéreuse chez l’animal.

Epidémiologie :

Plusieurs grandes études épidémiologiques ont montré une relation inverse entre le Sélénium de l’environnement et l’incidence de cancers. Plusieurs travaux ont mis en évidence le risque de développer un cancer chez les sujets ayant un taux de Sélénium sérique abaissé. Salonen a montré qu’un Sélénium sérique inférieur à 45 ng/mL est associé à un risque accru de cancer de 3.1. L’association la plus forte entre taux de Sélénium faible et risque de cancer concerne les cancers gastro-intestinaux et de la prostate. Salonen observe un risque accru de 5.8 ; si le Sélénium et la vitamine E sont abaissés, le risque augmente alors à 11.4 fois plus.

Mucoviscidose (maladie du pancréas).

Lloyd-Still a trouvé un Sélénium sanguin d’environ moitié par rapport au témoin. La malabsorption pourrait être la cause de ce déficit en Sélénium.

Sclérose multiple.

Wilkstrom a trouvé un Sélénium sanguin faible et Shukla, un GPx abaissé.

Cataracte.

Le Sélénium aurait un effet bimodal sur les cataractes. Un déficit en Sélénium a causé des cataractes.

Infertilité.

Les hommes infertiles ont un taux de Sélénium spermatique diminué (<40-70 ng/mL).

 

LE LITHIUM :

La carence en Lithium est inconnue. Dans le passé, le Lithium était utilisé pour traiter la goutte sous forme de lithiné, carbonate t benzoate de Lithium. Cade utilisait le Bromure de Lithium (BrLi), comme anti-épileptique. Son action classique anti-toxique contre l’urée et l’acide urique reste dans les mémoires. Sa grande action demeure, à dose pondérale, son action sur la dépression maniacodépressive, alors que chez l’Homme sain normathymique il est sans action.
Les grandes indications du Lithium en pondéral sont la psychose maniaco-dépressive, la schizophrénie, les neuralgies faciales et parfois l’hyperthyroïdie.

Dosage du Lithium.

On dose le Lithium en cas de traitement, le Lithium plasmatique et intraglobulaire. Le rapport Li B/Li P doit être égal à 0.4, un traitement efficace par le Lithium doit donner un rapport entre 0.5 et 0.9 Milliéquivalents.

Biologie du Lithium.
L’absorption digestive du Lithium est totale pour atteindre un pic plasmatique entre 30 mn et 2 heures.
Le Lithium ne se lie pas aux protéines plasmatiques et diffuse dans tous les compartiments liquidiens de l’organisme. Il passe mal la barrière hémato-encéphalique, mais il franchit le placenta. Il est filtré par le rein et éliminé à 95% par celui-ci.

Mode d’action du Lithium.

Il allonge les rythmes biologiques des cellules. Il stimule l’activité de l’ATPase Sodium et Potassium dépendante, d’où diminution du Sodium  intra-cellulaire. Il inhibe l’action de l’Adénylate-cyclase, responsable de la formation de l’AMP cyclique intra-cellulaire, intervenant dans l’action des hormones et des médiateurs.
Son action cérébrale s’explique par la diminution du système noradrénergique central ; diminution de la Dopamine, l’Acétylcholine et la Sérotonine.

Contre-Indications du Traitement par le Lithium.
Grossesse, allaitement, traitement par les salidiurétiques, l’insuffisance rénale, troubles de la conduction cardiaque tel Bloc sinusal.

Le Lithium en Thérapeutique Oligothérapique.

Dans les prescriptions habituelles de conditionnement de Lithium en ampoules, celui-ci est à des concentrations 400 fois plus faible, d’où sa parfaite innocuité.
En oligo-éléments, il se révèle un normothymique mineur, mais particulièrement efficace en gériatrie. Il faut savoir que les corticoïdes et la théophylline diminuent le taux en Lithium et donc son action.

 

LE VANADIUM :

Le Vanadium existe en quantité infime dans l’organisme : 0,2 à 0,3 ppm. On en trouve 8 à 68 mg/kg de terre sèche, 0,3 à 0,4 mg/kg de plantes sèches. On sait que le Vanadium stimule la croissance des plantes en favorisant la fixation d’Azote. L’eau de mer est pauvre en Vanadium : 0,002 mg/litre.

Dosage du Vanadium :

0,23 mg/L dans le sang humain.

Action du Vanadium :

Elle est de connaissance récente.

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